13.04.2008
Les mots à deux
Tu me diras des mots, les plus beaux, les plus secrets, pour moi seule inventés.
Ils auront la couleur vermeille de la vie qui commence, si pleine de joie et d'énergie.
Je n'aurai jamais entendu mots plus merveilleux car c'est toi qui les prononceras.
D'ailleurs, les prononceras-tu ? Ton regard m'en diras bien plus !
Oui c'est dans tes yeux que je les lirai car j'irai les chercher au seuil de ton âme.
Ce sera un flot ininterrompu, comme une douce musique que j'écouterai en toi.
Je te répondrai des mots en lettres diaphanes, celles que j'avais réservées à ton intention.
Ils auront les couleurs de l'amour, tantôt bleus comme la tendresse, tantôt rouges comme la passion.
J'en ferai des arcs-en-ciel parmi les étoiles pour qu'ils t'émerveillent.
Tu en seras si étonné comme un enfant qui visite un jardin enchanté guidé par des fées.
Des mots magiques qui seront dits du bout des lèvres, en baisers légers pour effacer tes fatigues.
Je ne cesserai de les invoquer pour que tu connaisses mon coeur.
Puis nous rangerons nos mots et bien cachés dans le creux de nos mains, ils continueront à murmurer d'eux-mêmes, perpétuant les émotions que nous seuls ressentiront.
Les jours de pluie, nous unirons nos mains pour écrire un avenir fait de petits bonheurs.
Quand le temps aura passé, ces mots à deux seront là encore et nous nous souviendrons, émus, que nous les avions écrits à deux.
Nous les relirons ensemble, surpris de les sentir toujours si vivants, si éclatants.
Et les yeux dans les yeux, nous en inventerons d'autres qui surgiront de l'éternité.
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17.10.2007
Mal de vivre
J’ai trainé mon mal de vivre
Jusqu’au bout du sentier ;
Sur les arbres, vêtus
De feuilles vertes, jaunes et marron,
Parés de baies rouges et indigo,
J’ai déposé des guirlandes de larmes.
Le soleil dardait ses rayons
Pour réchauffer mon âme,
Et le vent, admirable musicien,
Murmurait une douce mélopée.
Sur le tapis de verdure du champ en jachère
Des fleurs rouges, oranges et roses
Se disputaient la vedette.
Je me suis arrêtée,
Imprimant en moi cette explosion de couleurs.
Puis j’ai repris mon chemin,
Le mal être en bandoulière,
Une libellule m’a offert la danse de ses ailes,
Tandis qu’une abeille coquine
M’a bourdonné dans l’oreille : « Vis ! Vis ! Vis ! »
Un papillon blanc a fait la course avec le vent...
Puis le soleil vexé de n’avoir su me réchauffer
S’est voilé d’un nuage sombre,
Portant le deuil de ma joie de vivre.
Un genêt aux branches desséchées
Arboraient en sa cime quelques fleurs d’or...
La vie à tout prix, jusqu’à son dernier souffle...
Merci Mère Nature,
Tu ne m’as pas guérie,
Tu m’as donnée le courage de finir ce jour
Et d’en commencer un autre... Encore...
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