26.03.2008

Sous les plumes

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Comme j'envie ces trois canetons
Recouverts de l'aile maternelle
Abritant ses petits rejetons,
Les veillant comme une sentinelle.

Trouver un nid pour ne craindre rien,
Oublier le mauvais sort et se dire :
Sous les plumes d'un ange gardien,
Non, plus rien ne pourra me détruire.

05.11.2007

Monsieur le temps

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Monsieur le temps est gris
Monsieur le temps est triste
Et le ciel assombri
Se montre aussi sinistre.

Demoiselle nature
Eprise de gaité
Sort vite sa peinture
Exerce son doigté.

Aux arbres malheureux,
Des ors, des bruns, des rouges
Eclatent sous les cieux
Alors que rien ne bouge.

Monsieur le temps soupire
Il se sent plus heureux
Un nuage s’étire :
Une goutte, il pleut...

19.10.2007

Bel automne

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Dans cet immense parc, perdue dans mes pensées
Je murmurais les vers tristes d’Apollinaire
Chaque pas soulevait ces feuilles mordorées
Donnant à la saison ses couleurs aurifères
Quand j’entendis ta voix, tu récitais aussi,
Lisant sur ton recueil, cet « Automne malade ».
Je m’immobilisais et tu restais assis
Sur ce banc, souriant, poursuivant ton aubade :


« Aux lisières lointaines, les cerfs ont bramé
Et que j’aime ô saison, que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille... »**


Une douce chaleur m’a soudain envahie
Cet automne en mon cœur ressemblait au printemps
La vie compatissante signait l’amnistie
Et l’amour m’avait tendu ce guet-apens.


« Les feuilles qu’on foule,
Un train qui roule,
La vie s’écoule... »**




** Vers de Guillaume Apollinaire, "Automne malade"

14.10.2007

Au jardin de l'oubli

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Au Jardin de l’oubli
Ont fleuri
Quelques pierres semées
Dans un pré.
Des pharaons, des rois,
Des soldats,
Endormis sous la terre,
Tels des frères,
Unis dans un beau rêve
Une trêve
D’éternité, de paix,
D’agapè...

1/10/2007

12.09.2007

Message d'amour

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Les églises sont fermées à clé
Impossible de s’y réfugier
Des gens vivent et dorment dans la rue
Ils seront chassés comme des intrus.
Plus que jamais, toutes les frontières
Restent des murailles meurtrières,
Des milliers d’enfants crèvent de faim,
Les mères n’ont plus rien dans leurs seins.
Faire l’amour est une damnation
Pour les nouvelles générations.
La balance est en déséquilibre,
Dans le monde, c’est le mal qui vibre.

Esseulée sur la plage déserte,
Je livre mes pensées, pure perte...
Le ciel chargé de nuages noirs
Semble partager mon désespoir,
Lâchant ses quelques gouttes de pluie,
Et sur mes joues, les larmes j’essuie...
A l’horizon est un mouvement
Qui se rapproche gracieusement,
Au-dessus de ma tête il volète
Dessine un cœur formé de plumettes,
Message d’amour venu d’ailleurs
Qui envahit et ravit mon cœur...

23.08.2007

Le testament du désespéré

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Petite graine immonde arrosée par l’ennui
Dans son cœur moribond, elle a creusé son nid,
Seigneur qu’a-t-il donc fait sinon rater sa vie ?
De se trouver vivant et respirant encor,
Il pense désormais à provoquer sa mort.
Il veut se préparer pour l’heure du départ,
Distribuer ses biens sans prendre de retard.

Le couvre-chef usé
Pour son neveu André
Qui perd tous ses cheveux,
Le pauvre malheureux !
Il lègue son violon,
Aussi ses partitions
A sa belle cousine :
La douce Angéline
Avec ses yeux si bleus
Dont il est amoureux.
Les clés de sa maison
A son copain Gaston
Qui sera à l’abri
Même les jours de pluie.
Le papier est signé,
Déposé sur la table
Il accroche sa clé
Et s’en va dans l’étable...

12.08.2007

Marie-Madeleine

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Le voile de la Nazaréenne
M’obsède du soir au matin
Qui étais-tu Marie-Madeleine ?
L’histoire a fait de toi la catin.

Ce voile doucement se soulève
Pour délivrer tous les secrets
Pour que toutes les filles d’Eve
Comprennent leur destinée.

Deux mille ans, Marie-Madeleine,
Long est le chemin de vérité,
Pour faire de toi une Reine
Combien ont été assassinés ?

24.06.2007

Rendez-vous manqué

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Je dois tout préparer
Avant ton arrivée,
J’ai mis la nappe blanche
Qu’on ne sort que dimanche,
Dessus un vase gris :
Tulipes du jardin
Et jonquilles des bois.
Quelques fruits bien choisis
Pour mettre en appétit,
Ton dessert favori :
Gâteau au chocolat,
Une fraise d’apparat,
Et une bougie rose
Comme une rose éclose.
J’ai coiffé mes cheveux,
J’ai maquillé mes yeux,
Et je t’ai attendu :
Tu n’es jamais venu.

23/06/2007

07.06.2007

S'envoler

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S'envoler comme un oiseau
Toujours plus haut
Voir le monde s'éloigner,
Traverser les nuages,
Gouttelettes de fraîcheur,
Braver le vent,
L'apprivoiser,
Sensation de liberté,
Illusion,
Ces ailes ne sont pas miennes
Je dois retourner sur terre...

Aïe !!

07/06/2007

19.05.2007

La légende de l'océan

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Il y a longtemps de cela
Vivait la princesse Lola
En son château de l’océan
Sur la falaise face au vent.

Depuis sa plus tendre jeunesse
Elle était l’amie de Roland
Partageant la douce tendresse
Qui conduit souvent deux amants.

Ils allaient tous deux nager nus
Puis sur la plage, tout émus,
Se comblaient de serments d’amour,
De caresses et de toujours.

Mais le vent, jaloux de l’idylle
Déchaina sur l’eau son courroux,
Entrainant cette jeune fille
De vague en sauvage remous.

La vie quittait son pauvre corps,
Alors dans un ultime effort,
Elle cria : « Roland, mon amour,
Je garde ton cœur pour toujours ! »

Depuis, chaque jour, l’âme en peine,
Il pleurait devant l’océan
Imaginant sa châtelaine
Perdue au fond du néant.

Un soir de chagrin trop profond
Il s’y attarda plus longtemps,
Sur l’écume elle lui apparut,
Tenant en ses mains son cœur nu.

« L’océan est plein de tes larmes,
Les flots en ont le goût salé,
Voici ton cœur, je romps le charme,
A nouveau, tu pourras aimer. »

Et voilà pourquoi l’eau de l’océan est salée !

17/05/2007

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