27.06.2008

Je crois

En caresse de mots
Il effleure mon cœur
Je suis comme un moineau
Picorant du bonheur,
Si quelques larmes coulent
Elles sont eau de joie
Quand mon âme s’enroule
A la sienne, je crois…
Je crois en l’avenir,
A l’aube enchanteresse
Gardant le souvenir
D’un rêve empli d’ivresse.
Je crois si fort en lui
Que tombent les barreaux,
Il est soleil de nuit
Eclairant mon cachot.
Grace à lui mon étoile
S’est remise à briller,
A lui seul je dévoile
Mes parfums de regret.
C’est lui que je cherchais
Sur les nuages dansants
Balancés par le vent…
C’est lui que je cherchais
Sur cette pluie d’été
De gouttes, libérée,
C’est lui que je cherchais
Sur les fleurs du lilas,
Cet arbre d’autrefois…
C’est lui que je cherchais
Dans les yeux de la lune
Contemplant la lagune,
C’est lui que je cherchais
Dans la nuit étoilée,
Dans le ciel azuré…

Je crois… oui je crois…


16.06.2008

J'abandonne


J’abandonne l’amour dans le creux de tes mains
Jette-le dès ce jour, je l’ai crié en vain
Si tu es resté sourd, je ne dirai plus rien
Mais mon cœur reste lourd, toujours si près du tien.
J’aurais bravé les cieux
J’aurais parlé à Dieu
Si nous avions été deux.

J’abandonne l’espoir, c’est mon mea culpa
Chacun sur un trottoir à faire les cents pas
Touchons au désespoir pour accepter sa loi
Je pleurerai ce soir tout le manque de toi.
J’aurais bravé les cieux
J’aurais parlé à Dieu
Si nous avions été deux.

J’abandonne mon rêve au bout de mon chagrin
C’est ainsi qu’il s’achève en mots d’alexandrin
Et même si j’en crève à t’appeler, je crains
Qu’il n’y ait pas de trêve et alors tout s’éteint.
Je regarde les cieux
Pour une prière à Dieu,
Y aura-t-il un nous deux ?

Amour, amitié

Quand l’un parle d’amour et l’autre d’amitié
Quand l’un est dans l’attente, et l’autre, occupé
Le rêve se craquèle et revient la souffrance,
Les doutes, les questions, la peur en conséquence.

J’aurais dû et ne pas, mais je veux être moi
Je l’ai déçu ou pas ? Il ne me répond pas…
Je l’amuse ou l’ennuie ? Je n’ai pas de signal !
Je l’aime, j’en suis sure et ça me fait si mal.

Les mots que je reçois sont comme des aumônes,
Je me balade et j’erre au sein de son royaume,
Je vagabonde et cours sur le fil de sa vie
Intruse, étrangère au cœur inassouvi.

28.05.2008

Pour l'amour

Pour l’amour qui me donne
La chance d’exister,
Pour la vie qui s’étonne
De sa complicité,
Pour lui, pour son regard,
Indulgent, généreux,
Pour mon cœur trop bavard
D’être si amoureux,
Pour ce jour qui se lève
Lorsque j’ouvre les yeux,
Et que dure le rêve
Dans un camaïeu bleu,
Pour nos âmes enlacées
Que le doute rassemble,
Pour l’espoir insensé,
Comme une lueur qui tremble,
Pour lui, pour moi, pour nous
Pour cette connivence,
Du rien je passe au tout,
Et j’apprends l’espérance.

Jalousie

Les nuages jaloux
Envahissent le ciel
Déversant leurs courroux
En pleurs superficiels.

Le soleil qui s'ébroue
Etire ses rayons,
Embrasse sur la joue
La Terre et ses sillons.

Le tonnerre furieux
Raconte sa colère
Et se fait silencieux
En lançant des éclairs.

Puis le soleil charmeur
Signe d'un arc-en-ciel,
Mettant de bonne humeur
Le temps caractériel.

La Terre enfin heureuse
Sourit à ses amants
De sa grâce enjoleuse
S'habille de printemps.

Rencontre insolite

Alors que je me promenais
Dans la forêt vêtue d'automne
Parvint un tintement discret :
Le cristal d'un rire qui résonne.

J'observais tout autour de moi
Quelle ne fut pas ma surprise
De découvrir non loin de là
Un petit elfe aux ailes grises.

Après un clin d'oeil, un sourire,
Il me fit signe de la main
Et il s'appliqua à écrire
Mon prénom sur un parchemin.

Il agita ses ailes grises
Et vint se poser sur mon nez
Alors perdant toute maitrise
Je m'aperçus que je louchais.

Mon compagnon, pris d'un fou rire
Laissa filer de sa musette
Tout l'arsenal de mes délires
Avec ses tambours, ses trompettes.

Aussitôt un vent de folie
Vint agiter tout le sous-bois,
Parés de colliers d'ancolies
Les animaux dansaient de joie.

Les arcs-en-ciel multicolores
Formaient une ronde autour d'eux
Et les étoiles de l'aurore
S'assemblaient pour un pas de deux.

Soudain un chemin apparut
Tapissé de feuilles aurifères
C'est par là que tu es venu
Merveilleux Prince des nuits claires.

Me diras-tu "je t'aime" ?

Me diras-tu "je t'aime"
Un matin de printemps
Quand la fleur nouvelle
T'enivrera de son parfum ?
Me diras-tu "je t'aime" ?

Me diras-tu "je t'aime" ?
A la brise du vent
Au vol de l'hirondelle
Aux ailes du destin ?
Me diras-tu "je t'aime" ?

Me diras-tu "je t'aime" ?
Tu le sais, je t'attends,
L'espérance éternelle
N'aura jamais de fin
Et je te dis "je t'aime".

19.05.2008

La force de l'amour

Elle était si petite, elle n'avait pas un an
Se laissait envahir par le mal persistant,
Sur son lit d'hopital, si pâle dans son lange
Je la sentais partir, loin de moi, mon p'tit ange.

Personne ne savait à quel saint se vouer
Et pourtant sur ses mains, son front, ses petits pieds,
Des aiguilles plantées l'empêchaient de bouger,
De serrer dans mes bras mon tout petit bébé.

Malgré les médecins, je me suis révoltée
Et repris contre moi ma fillette adorée,
La vie est revenue sur son corps amaigri :
Est-ce bien mon amour qui l'a enfin guérie ?

07.05.2008

Il a

Il a au fond du coeur des horizons lointains
Des plages de soleil, vagues apprivoisées
Où je berce à l'envie mes rêves incertains.

Il a dans son regard mes pensées apaisées,
Au bout des doigts les mots pour me faire exister,
Et je nais chaque jour d'aubes réinventées.

Il a l'âme d'un pur dans un ciel irisé,
J'y puise l'énergie pour poursuivre ma route,
Avancer bravement sur le chemin tracé.

27.04.2008

J'écris

J'écris mes émotions, état d'âme imminent
Si c'est triste souvent, je demande pardon.
Je parle de Maman, enfance à l'abandon :
Elle me manquera toujours cruellement.
Dans ce départ râté
Suspendue dans le vide
S'est jouée ma destinée :
Je cherche l'équilibre.

J'écris mes émotions, parfois c'est dérangeant
On me fait la leçon et j'ai droit au sermon,
Le "moi je" dresse un mur fait d'incompréhension,
Exit la compassion et les bons sentiments.
Je chante ma complainte
Je ne demande rien
Surtout pas d'être plainte,
Je veux juste être bien.

J'écris mes émotions, sans aucun faux-semblant,
Je quémande l'amour comme un vrai vagabond,
Si ma quête semble un refrain de déraison,
Bouchez vos oreilles ! Protégez vos tympans !
On me juge égoïste
Lorsque j'écris mes peines
Et moi ça me rend triste
Car je ne suis qu'humaine.

Je saisis l'émotion dans les yeux des enfants
La peur, l'incertitude, face à la trahison,
Tendresse partagée nous met au diapason,
Je deviens leur maman l'espace d'un instant.
Je continue d'aimer
C'est ma consolation
L'enfance esseulée
Privée de protection.

Il n'y a pas de monopole à la souffrance,
La voir, la cotoyer n'est pas apaisement
Même une bonne action n'est pas soulagement,
Je me sens désarmée au vol de l'innocence...

Alors j'écris mes émotions...

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