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27.04.2008

J'écris

J'écris mes émotions, état d'âme imminent
Si c'est triste souvent, je demande pardon.
Je parle de Maman, enfance à l'abandon :
Elle me manquera toujours cruellement.
Dans ce départ râté
Suspendue dans le vide
S'est jouée ma destinée :
Je cherche l'équilibre.

J'écris mes émotions, parfois c'est dérangeant
On me fait la leçon et j'ai droit au sermon,
Le "moi je" dresse un mur fait d'incompréhension,
Exit la compassion et les bons sentiments.
Je chante ma complainte
Je ne demande rien
Surtout pas d'être plainte,
Je veux juste être bien.

J'écris mes émotions, sans aucun faux-semblant,
Je quémande l'amour comme un vrai vagabond,
Si ma quête semble un refrain de déraison,
Bouchez vos oreilles ! Protégez vos tympans !
On me juge égoïste
Lorsque j'écris mes peines
Et moi ça me rend triste
Car je ne suis qu'humaine.

Je saisis l'émotion dans les yeux des enfants
La peur, l'incertitude, face à la trahison,
Tendresse partagée nous met au diapason,
Je deviens leur maman l'espace d'un instant.
Je continue d'aimer
C'est ma consolation
L'enfance esseulée
Privée de protection.

Il n'y a pas de monopole à la souffrance,
La voir, la cotoyer n'est pas apaisement
Même une bonne action n'est pas soulagement,
Je me sens désarmée au vol de l'innocence...

Alors j'écris mes émotions...

13.04.2008

Les mots à deux

Tu me diras des mots, les plus beaux, les plus secrets, pour moi seule inventés.

Ils auront la couleur vermeille de la vie qui commence, si pleine de joie et d'énergie.

Je n'aurai jamais entendu mots plus merveilleux car c'est toi qui les prononceras.

D'ailleurs, les prononceras-tu ? Ton regard m'en diras bien plus !

Oui c'est dans tes yeux que je les lirai car j'irai les chercher au seuil de ton âme.

Ce sera un flot ininterrompu, comme une douce musique que j'écouterai en toi.


Je te répondrai des mots en lettres diaphanes, celles que j'avais réservées à ton intention.

Ils auront les couleurs de l'amour, tantôt bleus comme la tendresse, tantôt rouges comme la passion.

J'en ferai des arcs-en-ciel parmi les étoiles pour qu'ils t'émerveillent.

Tu en seras si étonné comme un enfant qui visite un jardin enchanté guidé par des fées.

Des mots magiques qui seront dits du bout des lèvres, en baisers légers pour effacer tes fatigues.

Je ne cesserai de les invoquer pour que tu connaisses mon coeur.


Puis nous rangerons nos mots et bien cachés dans le creux de nos mains, ils continueront à murmurer d'eux-mêmes, perpétuant les émotions que nous seuls ressentiront.

Les jours de pluie, nous unirons nos mains pour écrire un avenir fait de petits bonheurs.

Quand le temps aura passé, ces mots à deux seront là encore et nous nous souviendrons, émus, que nous les avions écrits à deux.

Nous les relirons ensemble, surpris de les sentir toujours si vivants, si éclatants.

Et les yeux dans les yeux, nous en inventerons d'autres qui surgiront de l'éternité.

Tu me manques

Je regarde le ciel, les nuages voyagent
Tu es mon essentiel, j'aime tant ton visage,
Tu me manques.

Quelques gouttes de pluie pleurent à ma fenêtre
Et mes larmes j'essuie, avec toi je veux être,
Tu me manques.

L'hiver est de retour, le vent crit son ennui
J'ai si froid mon amour, si seule dans la nuit,
Tu me manques.

La lune est apparue, dis ? La regardes-tu ?
Ma peine s'atténue. Dis ? Quand reviendras-tu ?
Tu me manques.

J'écoute ta chanson, quelques notes : do, mi...
Je monte un peu le son, la musique jaillit,
Tu me manques.

10.04.2008

Je l'aime

J'avais enclos mon coeur dans une jolie boîte
Et je ne vivais plus qu'en robot automate
J'ai écouté ses mots, son souffle d'amitié
Et comme par magie, les liens se sont défaits.

Les ailes de l'amour m'ont alors effleurée
Et des larmes de joie elles ont provoquées,
C'est un présent si rare que je veux lui offrir
Ô homme merveilleux, qu'il se laisse éblouir,

Emporter avec moi jusqu'au bout de nos rêves
Prier pour que jamais la magie ne s'achève
Déposer dans ses mains tout ce que j'ai en moi
Qu'il oublie tout le reste et qu'enfin il y croit.

03.04.2008

Les vieux démons

Dans la nuit qui s'étire
Les vieux démons s'éveillent
Ils viennent me prédire
L'avenir qui s'enraye.
Je ne veux pas les croire
Je bouche mes oreilles
Ils montrent leur grimoire
Et l'espoir, ils balayent.
Quant au petit matin
Enfin ils déguerpissent
Je suis comme un patin
Tombé d'un précipice.
La peur collée au corps
Je vois poindre le jour
Je cherche réconfort
Aux larmes de mes joues...

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