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24.01.2008

Laissez-moi...

Quand la douleur est là qui envahit ma peau
S’acharnant sur mon cœur pour corrompre mon âme
Lorsque je ne crois plus même à mes idéaux,
Quand la rage survient, ma colère s’enflamme,
Laissez-moi, laissez-moi, cracher tous mes maux,
Laissez-moi, laissez-moi, hurler mes soupirs.

Quand j’appelle l’amour, cet éternel absent
Et que répond l’écho de ma désespérance
Quand mon esprit s’enfuit en feu incandescent
Quand le chagrin franchit les bords de ma souffrance
Laissez-moi, laissez-moi, écrire ces mots,
Laissez-moi, laissez-moi, écrire le pire.

Quand je maudis la vie, comme elle me maudit
Provoquant un duel, un violent face à face,
Quand je lui crie ma haine et qu’elle s’enlaidit
Pour me laisser en pleurs me montrant ses grimaces
Laissez-moi, laissez-moi, verser mes sanglots,
Laissez-moi, laissez-moi, ensuite en sourire.

23/01/2008

16.01.2008

Matin chagrin

Matin chagrin
Tout semble vain
Douloureuse solitude
Impatiente incertitude
Perdu l’entrain
Face au train-train
Envahissante lassitude
Emergeant de l’ingratitude
L’espoir s’éteint
Rêve en déclin
Et la vie parait servitude
Entre ennuis et vicissitudes...

08.01.2008

Le pays bienheureux

Sur les rimes de "L'Albatros" de Baudelaire


Bien souvent mon esprit part en vagabondage
Vers un endroit béni au-delà de la mer
Où je vais me poser seulette et sans bagage
Trouver l’apaisement et oublier l’amer.

Je me balade alors sur une route blanche
Caressée de lumière et de rayons joyeux,
J’avance d’un bon pas et jamais je ne flanche,
Car ici se situe le pays bienheureux.

C’est un pays de rêve où viennent ceux qui veulent
Oublier de chez eux tout ce qui paraît laid,
Oublier que parfois, d’en prendre plein la gueule,
C’est notre dignité que l’on se fait voler.

Je vous invite tous : traversez les nuées !
Ici vous trouverez tout ce que vous cherchez,
Vos multiples chagrins seront atténués
Et vous regagnerez la force de marcher.

5/01/2008

La chouette

Sur le thème "Je suis un oiseau", poème sans "i"


Cachée dans le clocher sur la place du bourg,
J’attends résolument que descende le jour,
Avant de déployer mes plumes d’angelot
Pour aller à l’affût traquer rats et mulots.
Grâce majestueuse accompagne l’envol
Je peux planer... plonger jusqu’à frôler le sol.

Dans l’Olympe Athéna espère ma venue
Pour envoyer à l’homme un rêve de vertu,
Symbole de sagesse ou même dame blanche,
Je regrette l’horreur que souvent je déclenche :
On me cloue sur la porte en conjurant le sort
Croyant peureusement que j’appelle la mort.

4/1/2008

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