« 2007-07 | Page d'accueil
| 2007-09 »
23.08.2007
Le testament du désespéré
Petite graine immonde arrosée par l’ennui
Dans son cœur moribond, elle a creusé son nid,
Seigneur qu’a-t-il donc fait sinon rater sa vie ?
De se trouver vivant et respirant encor,
Il pense désormais à provoquer sa mort.
Il veut se préparer pour l’heure du départ,
Distribuer ses biens sans prendre de retard.
Le couvre-chef usé
Pour son neveu André
Qui perd tous ses cheveux,
Le pauvre malheureux !
Il lègue son violon,
Aussi ses partitions
A sa belle cousine :
La douce Angéline
Avec ses yeux si bleus
Dont il est amoureux.
Les clés de sa maison
A son copain Gaston
Qui sera à l’abri
Même les jours de pluie.
Le papier est signé,
Déposé sur la table
Il accroche sa clé
Et s’en va dans l’étable...
17:12 Publié dans Poésies en images | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.08.2007
Marie-Madeleine
Le voile de la Nazaréenne
M’obsède du soir au matin
Qui étais-tu Marie-Madeleine ?
L’histoire a fait de toi la catin.
Ce voile doucement se soulève
Pour délivrer tous les secrets
Pour que toutes les filles d’Eve
Comprennent leur destinée.
Deux mille ans, Marie-Madeleine,
Long est le chemin de vérité,
Pour faire de toi une Reine
Combien ont été assassinés ?
22:15 Publié dans Poésies en images | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.08.2007
Un amour de cocher
Un carrosse nacré chemine dans la plaine
Sur l’écran de télé que fixe mon regard.
Si comme Cendrillon, j’avais une marraine
Qui me transformerait en princesse d’un soir ?
Dans la boue du sentier, deux sillons parallèles
Peut-être guideront mes rêves enfantins.
L’éventail à la main comme les demoiselles,
Je cache mon minois sous dentelle et satin.
Une robe de soie ajustée à la taille
Laisse voir le bas du jupon de linon,
Sur les seins blancs poudrés, repose une médaille...
Mais le carrosse arrive à sa destination.
Demain est un grand jour, je rencontre mon Prince,
L’un à l’autre promis lorsque nous sommes nés,
A mirer son portrait, j’avoue, pour lui j’en pince,
Je n’aurais mieux choisi, il m’est prédestiné.
La plume d’aigrette plantée sur le chapeau
Le postillon attend que je veuille descendre,
Je range le portrait de l’homme sans défaut
Qui ressemble au cocher... Mais c’est à s’y méprendre !
Souvent femme varie, on connaît la chanson !
Je jette le portrait, je réponds au sourire
Du cocher si mignon avec son air fripon...
La suite est un secret... Mais n’allez pas médire !
22:40 Publié dans Textes avec consignes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
02.08.2007
Que deviennent ces larmes ?
"Que deviennent ces larmes qu'on ne verse pas" disait Jules Renard...
Que deviennent ces larmes
Que l’on ne verse pas ?
Teintent-elles de parme
Notre cœur aux abois ?
Que deviennent ces larmes,
Goutte à goutte d’émoi ?
Un torrent de vacarme
Bâillonnant nos tracas ?
Elles sont le souvenir
Que l’on voudrait bannir,
Perlettes de souffrance...
Mais les garder en soi
Permet la survivance
D’une histoire d’autrefois.
2/08/2007
22:30 Publié dans Textes avec consignes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

