07.05.2008

Il a

Il a au fond du coeur des horizons lointains
Des plages de soleil, vagues apprivoisées
Où je berce à l'envie mes rêves incertains.

Il a dans son regard mes pensées apaisées,
Au bout des doigts les mots pour me faire exister,
Et je nais chaque jour d'aubes réinventées.

Il a l'âme d'un pur dans un ciel irisé,
J'y puise l'énergie pour poursuivre ma route,
Avancer bravement sur le chemin tracé.

27.04.2008

J'écris

J'écris mes émotions, état d'âme imminent
Si c'est triste souvent, je demande pardon.
Je parle de Maman, enfance à l'abandon :
Elle me manquera toujours cruellement.
Dans ce départ râté
Suspendue dans le vide
S'est jouée ma destinée :
Je cherche l'équilibre.

J'écris mes émotions, parfois c'est dérangeant
On me fait la leçon et j'ai droit au sermon,
Le "moi je" dresse un mur fait d'incompréhension,
Exit la compassion et les bons sentiments.
Je chante ma complainte
Je ne demande rien
Surtout pas d'être plainte,
Je veux juste être bien.

J'écris mes émotions, sans aucun faux-semblant,
Je quémande l'amour comme un vrai vagabond,
Si ma quête semble un refrain de déraison,
Bouchez vos oreilles ! Protégez vos tympans !
On me juge égoïste
Lorsque j'écris mes peines
Et moi ça me rend triste
Car je ne suis qu'humaine.

Je saisis l'émotion dans les yeux des enfants
La peur, l'incertitude, face à la trahison,
Tendresse partagée nous met au diapason,
Je deviens leur maman l'espace d'un instant.
Je continue d'aimer
C'est ma consolation
L'enfance esseulée
Privée de protection.

Il n'y a pas de monopole à la souffrance,
La voir, la cotoyer n'est pas apaisement
Même une bonne action n'est pas soulagement,
Je me sens désarmée au vol de l'innocence...

Alors j'écris mes émotions...

13.04.2008

Les mots à deux

Tu me diras des mots, les plus beaux, les plus secrets, pour moi seule inventés.

Ils auront la couleur vermeille de la vie qui commence, si pleine de joie et d'énergie.

Je n'aurai jamais entendu mots plus merveilleux car c'est toi qui les prononceras.

D'ailleurs, les prononceras-tu ? Ton regard m'en diras bien plus !

Oui c'est dans tes yeux que je les lirai car j'irai les chercher au seuil de ton âme.

Ce sera un flot ininterrompu, comme une douce musique que j'écouterai en toi.


Je te répondrai des mots en lettres diaphanes, celles que j'avais réservées à ton intention.

Ils auront les couleurs de l'amour, tantôt bleus comme la tendresse, tantôt rouges comme la passion.

J'en ferai des arcs-en-ciel parmi les étoiles pour qu'ils t'émerveillent.

Tu en seras si étonné comme un enfant qui visite un jardin enchanté guidé par des fées.

Des mots magiques qui seront dits du bout des lèvres, en baisers légers pour effacer tes fatigues.

Je ne cesserai de les invoquer pour que tu connaisses mon coeur.


Puis nous rangerons nos mots et bien cachés dans le creux de nos mains, ils continueront à murmurer d'eux-mêmes, perpétuant les émotions que nous seuls ressentiront.

Les jours de pluie, nous unirons nos mains pour écrire un avenir fait de petits bonheurs.

Quand le temps aura passé, ces mots à deux seront là encore et nous nous souviendrons, émus, que nous les avions écrits à deux.

Nous les relirons ensemble, surpris de les sentir toujours si vivants, si éclatants.

Et les yeux dans les yeux, nous en inventerons d'autres qui surgiront de l'éternité.

Tu me manques

Je regarde le ciel, les nuages voyagent
Tu es mon essentiel, j'aime tant ton visage,
Tu me manques.

Quelques gouttes de pluie pleurent à ma fenêtre
Et mes larmes j'essuie, avec toi je veux être,
Tu me manques.

L'hiver est de retour, le vent crit son ennui
J'ai si froid mon amour, si seule dans la nuit,
Tu me manques.

La lune est apparue, dis ? La regardes-tu ?
Ma peine s'atténue. Dis ? Quand reviendras-tu ?
Tu me manques.

J'écoute ta chanson, quelques notes : do, mi...
Je monte un peu le son, la musique jaillit,
Tu me manques.

10.04.2008

Je l'aime

J'avais enclos mon coeur dans une jolie boîte
Et je ne vivais plus qu'en robot automate
J'ai écouté ses mots, son souffle d'amitié
Et comme par magie, les liens se sont défaits.

Les ailes de l'amour m'ont alors effleurée
Et des larmes de joie elles ont provoquées,
C'est un présent si rare que je veux lui offrir
Ô homme merveilleux, qu'il se laisse éblouir,

Emporter avec moi jusqu'au bout de nos rêves
Prier pour que jamais la magie ne s'achève
Déposer dans ses mains tout ce que j'ai en moi
Qu'il oublie tout le reste et qu'enfin il y croit.

06.04.2008

Pour Mélissa

Pour la liberté, pour la poésie

03.04.2008

Les vieux démons

Dans la nuit qui s'étire
Les vieux démons s'éveillent
Ils viennent me prédire
L'avenir qui s'enraye.
Je ne veux pas les croire
Je bouche mes oreilles
Ils montrent leur grimoire
Et l'espoir, ils balayent.
Quant au petit matin
Enfin ils déguerpissent
Je suis comme un patin
Tombé d'un précipice.
La peur collée au corps
Je vois poindre le jour
Je cherche réconfort
Aux larmes de mes joues...

26.03.2008

Il est

Il est le doux souffle de vie
Nécessaire à mon pauvre coeur
Il est la belle poésie
Qui apporte tant de bonheur.
Il est sorti tout droit d'un conte
Que je lisais tout en rêvant
Et cette vie qu'il me raconte
Fait de lui mon Prince Charmant.
Quand son absence si cruelle
Engendre une triste émotion
Les lettres de son nom j'épèle
Qui éveillent tant de passion.
Pour lui je me vêts de tendresse
Il est celui que j'attendais,
Si la vie est une traitresse
Malgré elle, je l'aimerai.

Sous les plumes

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Comme j'envie ces trois canetons
Recouverts de l'aile maternelle
Abritant ses petits rejetons,
Les veillant comme une sentinelle.

Trouver un nid pour ne craindre rien,
Oublier le mauvais sort et se dire :
Sous les plumes d'un ange gardien,
Non, plus rien ne pourra me détruire.

15.03.2008

Le prix d'une autre vie

Bandit de grand chemin, voyou sans foi ni loi
Je cherchais l'inhumain qu'il y avait en moi
Pour accomplir sans peur mes horribles méfaits
Car semer la terreur pour moi semblait parfait.

Dans l'auberge bondée, fier de mes forfaitures
Je rentrais victorieux contant mes aventures
Mais les hommes de loi lancés à ma poursuite
Triomphèrent pourtant de ma sale conduite.

Chassé le jour, la nuit, sans trêve ni répit
Je franchis la frontière et me mis à l'abri
Chez une noble dame à qui je plaisais tant,
Qui vite m'accueillit et je fus son amant.

Elle manquait de beauté et bien qu'elle fut âgée
Qu'importe je fis d'elle une jeune mariée,
Je jouissais sans scrupule de cette fortune
Mais elle m'aimait trop, devenait importune.

Moi je faisais semblant et causais son malheur
Elle n'était pas dupe et taisait sa douleur
Dont le reflet cruel atteignait son regard
Lui donnant bien souvent un air trop pleurnichard.

Me voici à présent revenu à la vie
Dans le corps d'une femme agréable et jolie
Rêvant de liberté, d'histoires passionnées,
Je donne de l'amour pour dix ou vingt deniers.

12.03.2008

L'enfant qui sifflait

C'était un p'tit garçon qui ne parlait jamais
Ne sachant pas les mots, il sifflait des airs gais.

Devant les jolies fleurs son bonheur éclatait
Et il improvisait un air de liberté.

Un beau jour une fleur bercée par la musique
Muta en papillon dans un vol fantastique.

Papillon s'apprivoise et danse autour de lui
Et l'enfant lui apprend do mi sol fa ré mi.

Papillon apprend vite et bientôt des cui-cui
Accompagnent, joyeux, toutes les mélodies.

Papillon, transformé, a pris un beau plumage
C'est un oiseau tout bleu qui teste son ramage.

Vous l'avez deviné ? L'enfant est magicien
Muse était sa maman, son papa musicien.

cadeau d'Yzandrine

http://yzandrine.over-blog.com/

Règlement :
- Mettre le lien de la personne qui vous tague
- Mettre le règlement sur votre blog
- Mentionner six choses/habitudes/tics importants chez votre petite personne
- Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant le lien de leur page perso
- Avertir directement les personnes taguées


1 - Je ne commence jamais la journée sans une petite visite sur mon forum
2 - Je passe tous les soirs dans la chambre de mon petit dernier (18 ans), je le dérange souvent, mais tant pis, ça me rassure.
3 - Je ne supporte pas que l'on touche à mes affaires
4 - Je n'aime pas voir mes bibelots déplacés, ils ont leur place visuellement parfaite pour moi, alors un petit millimètre à côté et me voilà perturbée.
5 - Je regarde pousser mes plantes... tous les jours !
6 - Je ne peux m'empêcher de m'auto-critiquer.


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http://boulevarddesresistants.hautetfort.com/

10.03.2008

Dans ma main

Dans ma main quelques lignes
Indiquent le chemin,
Ornées de quelques signes
Présageant mon destin.

Celle de vie souligne
La longueur de mes ans
Celle du coeur dessine
Un trait agonisant.

Dans une multitude
D'étoiles et de croix
S'écrit la solitude
Se peint le désarroi.

**+++**

Dans le creux de ma paume
Sais-tu ce que je vois ?
Le visage d'un homme
Et cet homme c'est toi !

06.03.2008

J'ai planté un pépin

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J'ai planté un pépin
Dans un pot plein de terre
Pour un petit jardin
D'illusion, d'éphémère.
Le pépin a germé
Une tige fluette
Est venue se montrer
En relevant la tête.
Puis la tige a grandi,
Des feuilles sont sorties,
Petit arbre hardi
S'offre des fantaisies.
Juste un peu d'attention,
D'espoir et de patience,
Avec seule ambition
La verte récompense...

02.03.2008

Le voyage fantastique

Ce matin au réveil, un rayon lumineux
A franchi les volets pour chatouiller mes yeux
Et comme un funambule accroché dans l'espace
Je l'ai escaladé grisée par tant d'audace.

Au bout de ce rayon patientait un nuage
Il était rose et bleu, il m'a prise en otage
Pour m'emporter au loin dans un monde inconnu
Où l'on rencontre tout, même le saugrenu.

Un lapin enchanté tirait de son chapeau
Un papillon doré suivi d'un gros crapaud
Celui-ci s'envolait, car il avait des ailes,
Voulant les essayer, il s'est pris une gamelle !

Perchée sur une branche, une fleur fantastique
Chantait à plein poumons un fabuleux cantique
Tandis qu'un violon doucement s'effeuillait
En riant aux éclats à notes déployées.

Je n'ai pu rapporter de ce lointain voyage
Qu'un sourire radieux posé sur mon visage
Je l'offre à mes amis, qu'ils oublient leurs soucis
Pour égayer leurs jours, qu'ils en soient adoucis.

27.02.2008

Le Maître du Temps

Le Maître du Temps se rit à mes dépens
Et résonne la nuit l'écho de sa sentence
Il dit sa défaveur tout en me condamnant :
Seule je marcherai, souffrant ma pénitence.

L'amour créait en moi l'image d'un beau prince
Et sa douce présence en mon coeur rayonnait
Sans lui mon âme a froid et je garde l'empreinte
D'un tourbillon dément d'émotions réprimées.

Sans lui je suis perdue au coeur d'un labyrinthe
Où s'étirent les jours dans l'infini néant,
Le soleil a pâli en écoutant ma plainte
Et laisse dans le ciel un large creux béant.

21.02.2008

Au coeur du silence

Au coeur du silence où je m'emmure
Vivent tant de blessures anciennes
Je ne veux pas les faire tiennes
Et obcurcir notre joie future.

Lorsque m'emprisonnent mes délires
Lorsque de folie je redouble
Quand l'émotion jette son trouble
Je nous vois comme deux oiseaux-lyres,

Alors dans tes yeux je me reflète
Espérant des suites meilleures
En comptant toutes les heures
Qui séparent nos tête à tête.

19.02.2008

Le cauchemar

L'horizon se dessine au fond de la vallée
Un trait noir séparant les ombres et le ciel
La silhouette s'avance et traverse l'allée,
Elle a l'aspect furtif d'un être immatériel.

Trois coups à ma porte me font sursauter
Qui vient me visiter au coeur de cette nuit ?
Mes dents s'entrechoquent : je me mets à trembler,
Il revient me hanter, je m'en souviens, c'est lui.

C'est le vieux cauchemar d'une époque lointaine
Une peur oubliée qui vient me rappeler
Cette crainte que j'aie de perdre ceux que j'aime
Et que l'amour ne suffit pas à protéger.

17.02.2008

Quand je l'aime

Ma tendresse s'unit au fruit de ma passion
Et en feu d'artifice explose ma raison
Alors comme assoiffée au bout de mon désert
Chaque goutte d'amour est pour moi un geyser.

Après la mort du coeur, c'est la résurrection
Et le destin cruel taira mon oraison
C'est la vie qui surgit, m'illumine d'éclairs
Quand l'amour se dessine en couleur outre-mer.

Ma tendresse s'unit au fruit de ma passion
Quand je l'aime j'oublie chaque désillusion
Quand je l'aime, j'ai peur, mais je vivrai l'enfer
Pour ses mots, son regard, s'il me "love tender".

15.02.2008

Au pays de l'amour


Je connais un pays sans mur et sans frontière
Où le miel coule à flots et où tout parait doux
Un pays fabuleux où règne la lumière,
Qui fait chanter le cœur sur un air andalou.

C’est un chant de passion entouré de velours,
Qui fait mal, qui fait peur, qui fait naître le doute
Dont les notes sucrées disent mieux qu’u n discours
Combien le verbe aimer se conjugue en déroute.

Il arrive parfois qu’on ne le trouve pas
Et c’est la solitude qui sonne le trépas.

Mais quand la porte s’ouvre invitant aux merveilles
On y entre paré de ses couleurs vermeilles.

12.02.2008

Rêve Myosotis

Elle

Je marche sur la plage
Mes pensées vont au vent
J'ai écrit un message
Confié à l'Océan,
J'ai caché dans la fiole
Accompagnant mon voeu
Des fleurs dont je raffole
Un joli bouquet bleu.

Lui

Je marche sur la plage
Mes pensées vont au vent
J'ai trouvé un message
Au bord de l'Océan :
Un papier griffonné
A l'encre violine
Entourant un bouquet
Qui efface mon spleen.

Sur l'envers de la page
J'ai écrit mon prénom
Et j'ai mis mon image
Dans un médaillon.
Que les vagues complices
Emportent mon présent !
Au coeur des myosotis
Désormais je l'attends.

01/2008

24.01.2008

Laissez-moi...

Quand la douleur est là qui envahit ma peau
S’acharnant sur mon cœur pour corrompre mon âme
Lorsque je ne crois plus même à mes idéaux,
Quand la rage survient, ma colère s’enflamme,
Laissez-moi, laissez-moi, cracher tous mes maux,
Laissez-moi, laissez-moi, hurler mes soupirs.

Quand j’appelle l’amour, cet éternel absent
Et que répond l’écho de ma désespérance
Quand mon esprit s’enfuit en feu incandescent
Quand le chagrin franchit les bords de ma souffrance
Laissez-moi, laissez-moi, écrire ces mots,
Laissez-moi, laissez-moi, écrire le pire.

Quand je maudis la vie, comme elle me maudit
Provoquant un duel, un violent face à face,
Quand je lui crie ma haine et qu’elle s’enlaidit
Pour me laisser en pleurs me montrant ses grimaces
Laissez-moi, laissez-moi, verser mes sanglots,
Laissez-moi, laissez-moi, ensuite en sourire.

23/01/2008

16.01.2008

Matin chagrin

Matin chagrin
Tout semble vain
Douloureuse solitude
Impatiente incertitude
Perdu l’entrain
Face au train-train
Envahissante lassitude
Emergeant de l’ingratitude
L’espoir s’éteint
Rêve en déclin
Et la vie parait servitude
Entre ennuis et vicissitudes...

08.01.2008

Le pays bienheureux

Sur les rimes de "L'Albatros" de Baudelaire


Bien souvent mon esprit part en vagabondage
Vers un endroit béni au-delà de la mer
Où je vais me poser seulette et sans bagage
Trouver l’apaisement et oublier l’amer.

Je me balade alors sur une route blanche
Caressée de lumière et de rayons joyeux,
J’avance d’un bon pas et jamais je ne flanche,
Car ici se situe le pays bienheureux.

C’est un pays de rêve où viennent ceux qui veulent
Oublier de chez eux tout ce qui paraît laid,
Oublier que parfois, d’en prendre plein la gueule,
C’est notre dignité que l’on se fait voler.

Je vous invite tous : traversez les nuées !
Ici vous trouverez tout ce que vous cherchez,
Vos multiples chagrins seront atténués
Et vous regagnerez la force de marcher.

5/01/2008

La chouette

Sur le thème "Je suis un oiseau", poème sans "i"


Cachée dans le clocher sur la place du bourg,
J’attends résolument que descende le jour,
Avant de déployer mes plumes d’angelot
Pour aller à l’affût traquer rats et mulots.
Grâce majestueuse accompagne l’envol
Je peux planer... plonger jusqu’à frôler le sol.

Dans l’Olympe Athéna espère ma venue
Pour envoyer à l’homme un rêve de vertu,
Symbole de sagesse ou même dame blanche,
Je regrette l’horreur que souvent je déclenche :
On me cloue sur la porte en conjurant le sort
Croyant peureusement que j’appelle la mort.

4/1/2008